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Ludwig Asmodée

 
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Ryuffine
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MessagePosté le: Mar 5 Avr - 21:18 (2011)    Sujet du message: Ludwig Asmodée Répondre en citant

Nom : Asmodée

Prénom : Ludwig

Race : Humaine

Âge : 23 ans

Classe : Guerrière

Sous-classe : Elémentaliste feu

Lieu de naissance : Lulyde – Royaume de Lulyde

Divinité adorée : Amaël

Affinité : Son demi-frère aîné et décédé, Lohgrif Cléophas, a été l’amant de Thélias Murmenoir.

Alignement : Oscillant…

Histoire : Ludwig est la fille d’Evanna, née Nahel, et Lucius Asmodée. Ce n’était guère ce que l’on pouvait appeler un mariage heureux... La jeune Evanna, noble héritière, eut dans sa jeunesse une aventure avec le Lindblois membre de l’organisation secrète la Main Cramoisie Théon Cléophas. Un bâtard résulta de cette union illégitime, mais Louis, le père d’Evanna, la força à l’abandonner et la maria de force au riche et puissant chef de guerre lulois qu’était Lucius. Ce dernier ne l’aurait pas épousée s’il avait été au courant de sa conduite légère, mais il ne l’apprit qu’après…

Lucius était un homme très dur, obsédé par la renommée, la gloire, la puissance ; il vivait dans le souvenir de son ancêtre, Ludwig Asmodée, qui avait été un fameux héros de guerre et dont le nom avait traversé les siècles. Lui-même redoutable colonel au sein de la Milice luloise, il ne désirait rien d’autre de son épouse qu’être un joli ornement à son bras dans les banquets officiels et, surtout, la conception d’un fils qui reprendrait le prestigieux flambeau de la famille.

La venue au monde de Ludwig par une froide nuit d’octobre se déroula horriblement mal : il y eu des complications ; Evanna rendit l’âme, et le frère jumeau de Ludwig fut un enfant mort-né. Hors de lui, déshonoré par le fait que le seul résultat de cette horrible nuit soit cette fillette chétive, survivante malgré le trépas de sa mère et de son frère, Lucius tua la sage-femme, comme si elle était responsable des évènements.

Puis, retrouvant son calme… il décida de faire de sa fille le fils que la vie lui avait refusé. Il la nomma Ludwig, et annonça publiquement la naissance d’un fils – son héritier. La mère et le jumeau sans nom furent enterrés, et il fut décidé que Ludwig apprendrait à manier les armes et le feu – élément des Asmodée depuis des générations.

Ludwig n’a aucun souvenir de son père ou son entourage la traitant comme une fille : quand elle commença à parler, on la fit se désigner au masculin ; on l’habillait de vêtements de garçon ; on lui apprenait à monter à cheval et à frapper à l’épée comme un homme. Les robes, les poupées et les rubans dans les cheveux, la fillette n’en vit jamais la couleur.

Le jour de ses cinq ans, Lucius la mena à la tombe d’Evanna et du jumeau mort-né, et lui expliqua crûment sa situation. Troublée par l’absence de son frère anonyme, Ludwig lui donna un prénom – elle le baptisa Eon –, et commença à fantasmer sa présence et sa voix, de temps en temps, qui la rassuraient, la conseillaient, comme s’il vivait avec elle…

Tout le monde au manoir la prenait pour le fils de Lucius – les domestiques, les précepteurs, les maîtres d’armes et de magie, les cousins et les tantes… Le secret était parfaitement gardé : seule la camériste de Ludwig, Luciana Berry, était dans la confidence : elle avait pour mission de veiller à ce que la supercherie ne soit pas découverte – elle surveillait et guidait le comportement de la petite, prenait garde à ce qu’on ne l’approche pas de trop près… Elle a plusieurs fois sauvé in extremis la situation, alors que la féminité de Ludwig allait par accident être révélée.

Luciana fut ni plus ni moins qu’une mère pour Ludwig. La jeune gouvernante était stérile, elle et son époux Claudel n’avaient aucun espoir d’avoir d’enfant et le couple battait de l’aile : elle s’attacha donc naturellement à Ludwig et la nourrit d’une affection toute maternelle, séchant ses larmes quand elles coulaient… et elles coulaient souvent – pour cela, il fallait remercier le fier Lucius.

Le colonel était très pris par son travail. Quand il était au manoir, il entraînait durement sa fille – ou plutôt son fils ? –, jamais satisfait de ses progrès. Ludwig, elle, n’était que pure adoration pour son père : grand, noble, puissant, impassible, imposant, le visage sévère et la voix grave, il semblait capable de mettre le monde entier à genoux, et il voulait lui transmettre cette qualité, qu’il prétendait masculine. Il lui parlait toujours comme à un garçon, excepté quand elle ratait ou ne réussissait pas assez bien un exercice ou se montrait maladroite : alors, il lui lâchait une phrase dédaigneuse sur le fait si elle avait été un garçon, elle aurait fait mieux, ou que si son frère jumeau avait survécu à sa place, il aurait fait mieux.

Bien vite, cela amena Ludwig à avoir honte de sa féminité… et du fait d’avoir survécu à sa mère et son frère. Cela développa chez elle un profond complexe d’infériorité, lui donnant l’impression qu’elle était toujours la plus nulle, la plus inepte, la plus inutile personne sur terre. Elle complexait envers son père qui n’était jamais satisfait d’elle, envers le frère mort-né dont Lucius jurait qu’il aurait fait un meilleur héritier, envers les hommes qu’elle ne pouvait égaler et les femmes qu’elle ne serait jamais.

Parfois, elle se rendait au cimetière où étaient enterrés la mère et le frère à qui elle avait survécu… et elle avait l’impression que c’était elle qui était ensevelie, là, figée, morte, et que c’était son frère qui se tenait debout, vivant, devant la tombe ; de même, à ses anniversaires, elle avait la sensation que c’était la naissance d’un autre qu’on célébrait, pas la sienne. Etant à la fois elle et son jumeau, fille et garçon, elle se sentait monstre, paria. Elle ne pouvait se faire d’amis, car alors son secret serait mis en danger… Sa solitude devenait de plus en plus pénible à porter, et elle prit l’habitude de regarder de loin les autres jouer, parler, rire ensemble… tout ce qu’elle ne serait jamais vraiment autorisée à faire.

Alors qu’elle avait huit ans, Lucius reprit femme en la personne de Dahlia Sylve, dans l’espoir d’avoir enfin le fils tant désiré. La jolie noble intimida la petite garçonne, qui admira ses longs cheveux noirs et ses belles robes soyeuses ; elle tenta maladroitement de se rapprocher de sa belle-mère, mais cette dernière, bien qu’elle ne devina jamais que le fils était en fait une fille, pressentait quelque chose de malsain à son sujet, et était mal à l’aise avec elle, froide. Se sentant rejetée, Ludwig battit en retraite et se contenta de contempler la femme de loin.

Quand la jeune épousée tomba enceinte dans les mois qui suivirent le mariage, Ludwig fut terrifiée : on murmurait dans le manoir que le maître de maison espérait un fils… Si cela s’avérait, que deviendrait Ludwig ? Elle ne pourrait jamais redevenir fille, Lucius le lui avait dit – un tel mensonge éventé serait un déshonneur pour la famille –, elle resterait donc garçon… mais ne serait plus l’héritier ? Hors de question ! Possédée par la jalousie, elle devint méchante envers Dahlia – en venant à désirer qu’elle perde le bébé. Elle lui parlait mal, la bousculait, crachait dans son assiette – bref, elle voulait la voir quitter le manoir et lui rendre son père.

Un jour où elle lança à la femme enceinte de retourner accoucher dans sa famille car personne ici ne voulait du bâtard qu’elle portait dans le ventre, Dahlia la gifla. Témoin de la scène, Luciana prit avec virulence le parti de la fillette… et l’histoire fut rapportée à Lucius, qui trancha : deux jours de cachots pour Luciana, deux jours sans sortir de sa chambre ni manger pour Ludwig, car elles avaient manqué de respect à la femme qui portait son fils. Ludwig passa un jour et demi à sangloter sur son lit, avant de reprendre courage et de se jurer de devenir le fils que Lucius avait toujours voulu. Il allait voir, le fils de Dahlia, s’il croyait la remplacer ! Elle ne se rendrait pas sans se battre !

La grossesse de Dahlia arriva à terme, et quelle ne fut pas la déception de Lucius quand l’enfant se révéla être une fille… Ludwig fut bouleversée de bonheur : elle s’était tellement monté la tête qu’à ses yeux la masculinité de l’enfant ne faisait aucun doute… et voilà que Dahlia n’avait rien sorti d’autre qu’une pauvre gamine ! Ravie, elle se rendit dans les appartements de son père, désireuse de constater sa réaction, savourant à l’avance la déception qu’il éprouverait fatalement, qui cette fois n’était en rien de sa faute à elle.

Elle le découvrit attablé devant une bouteille de vin fort, les joues rosies par l’alcool – c’était une grande première : il prétendait que l’alcool n’était bon qu’à accompagner modérément un repas ou une discussion et ne menait jamais les hommes d’honneur à l’ivresse… La naissance de la petite Willa l’avait-elle désespéré à ce point ? Souhaitait-il donc si fort remplacer Ludwig ?

Saoul, le colonel tituba vers sa fille, posa maladroitement ses mains sur ses épaules et lâcha d’une voix amère, aigre, que c’était donc là le seul fils que la vie lui donnerait jamais. « Je suppose que je n’aurai pas de meilleur fils que cette espèce de monstre androgyne et paria que j’ai fait de toi. Quelle faute ai-je donc commise envers les dieux pour mériter une telle disgrâce ? » furent les mots qu’il lui dit… et qui restèrent gravés dans sa mémoire. Elle ne répondit rien, et l’homme finit par la renvoyer dans sa chambre d’un ton sec.

Lucius renforça les enseignements de Ludwig et se désintéressa totalement de Willa. Cette dernière devint le centre du monde de Dahlia, qui la surprotégea et la tint éloignée de Ludwig. Elle parlait déjà de faire d’elle une ravissante lady, réfléchissait aux professeurs de broderie et de musique qu’elle lui choisirait… Willa était une adorable petite poupée choyée de tous, et cela rendit Ludwig jalouse.

Au cours de l’année suivante, Ludwig accompagna son père à une réception officielle, où une célèbre cantatrice lorelienne, Lara Fabry, donnait une représentation. La fillette fut littéralement éblouie par sa voix… et, en rentrant au manoir ce soir là, s’essaya à chantonner. Luciana l’entendit, et trouva le timbre de la petite étonnamment mélodieux : ayant des connaissances en chant qu’elle tenait de sa mère, qui adorait cela, elle lui proposa avec enthousiasme de lui apprendre à chanter – en secret de Lucius, évidemment. Surprise, perplexe, Ludwig hésita : trahir son père, quelle horrible idée ! Mais lui revint à l’esprit les projets que Dahlia avait pour Willa – en faire une parfaite lady qui charmerait le monde et apprendrait à chanter comme un petit oiseau –, et elle accepta la folle proposition de sa camériste.

Elles commencèrent dés le lendemain à travailler cela, dans une pièce isolée au fond du manoir qui devint leur repère, leur refuge. Ludwig se découvrit un talent certain en chant et adorait cela, plus qu’elle n’aurait su le dire. Cependant, elle était confuse : lorsqu’elle chantait, sa voix était mélodieuse… féminine, parfaitement féminine. Pourquoi donc, puisqu’elle était censée être garçon ? Etait-ce correct de sa part, que de cultiver cela ? Luciana la rabroua gentiment quand elle lui fit part de ses doutes, lui disant qu’elle ne la laisserait pas arrêter, et Ludwig céda.

La vie continua ainsi. Les relations entre Dahlia et Ludwig devenaient de plus en plus froides et méprisantes, toute en silences et regards glacés. Un jour dans l’année de ses douze ans, voyant sa belle-mère et sa sœur quitter le manoir pour se rendre à un thé mondain, la garçonne osa se glisser dans leurs appartements, attirée par ce monde féminin qui lui était interdit. Ce qu’elle vit la fascina : dans la chambre de Dahlia, les parfums, les fards et les belles robes… Elle n’osa toucher à rien, et passa à la chambre de la petite Willa.

Sa chambre à elle était parfaitement nette et ordonnée, mais aussi grise, froide… impersonnelle. Celle de Willa était colorée, des bonbons aux papiers multicolores posés sur le bureau, l’armoire ouverte sur un flot de rubans soyeux, et, sur le lit et les étagères… des poupées aux robes chatoyantes et aux longues chevelures de princesse qui la jaugeaient de leurs yeux vides, moqueurs, effrayants. Ludwig serra les dents : Lucius l’obligeait à couper court ses cheveux blonds… comme cela devait être agréable, de sentir une longue chevelure contre son dos ! Comme c’était beau, aussi… et inaccessible, surtout. Sentant l’aigreur surgir en elle, Ludwig se laissa aller et se défoula sur les jolies poupées de sa sœur : elle déchira leurs robes et trancha leurs chevelures avec un plaisir fulgurant.

Évidemment, quand elle rentra et constata ceci, Dahlia en parla à Lucius, qui remit deux jours de cachot à Luciana – pour n’avoir pas surveillé Ludwig – et deux jours cloitrée dans sa chambre à Ludwig… mais elle s’en fichait : elle s’était défoulée, et par Granas que c’était agréable ! Depuis ce jour, il lui arrive de se glisser dans la chambre de Willa, subtiliser quelques poupées, et les massacrer avec délectation…

Alors qu’elle avait quinze ans, un nouveau venu arriva à l’Ecole de Milice, et elle sentit aussitôt son cœur s’emballer pour lui. Le jeune Phèbe Oron, d’un an plus âgé qu’elle et donc dans la classe supérieure à la sienne, avait en effet tout pour plaire – beau, doué, il se montrait de plus aimable avec Ludwig, qui n’avait guère d’amis proches… Elle se prit à rêver d’amour et de mariage, comme n’importe quelle jouvencelle.

Attendrie par cela, Luciana la convainquit, un jour où Lucius était absent, d’essayer une robe : le reflet que lui renvoya le miroir troubla profondément l’adolescente. Elle avait n’avait jamais porté que des vêtements d’homme, et à se voir ainsi, dans cette robe et ce corset… cela lui donnait l’impression d’être une autre… et parfaitement ridicule. Elle se demanda ce que penserait Phèbe s’il la voyait ainsi… La trouverait-il jolie ? La gouvernante eut alors l’audace de dire à Ludwig qu’elle était ravissante… ce qui pétrifia la jeune fille : c’était la première fois que quiconque, fut-ce Luciana à qui Lucius avait donné des consignes strictes, s’adressait à elle au féminin !

Cela lui donna quelque peu confiance en elle ; elle était bien décidée à se rapprocher de Phèbe… mais déchanta vite : le lendemain, il arriva à l’Ecole au bras de la mignonne Lynn Naam, qu’il présenta comme… sa fiancée. Ludwig fut anéantie, et rentra chez elle en larmes : qu’avait-elle espéré, franchement ? Jamais elle n’aurait le droit à une relation ! Elle était un homme… sans en être un : ni homme ni femme ne serait jamais autorisé à partager sa vie ; seule la solitude l’attendait. Le mariage et la vie de famille seraient pour Willa, à qui revenait la charge de faire perdurer la lignée principale des Asmodée…

La voyant arrivée bouleversée, Luciana voulut la consoler, et, comme la veille, s’adressa à elle comme à une fille… ce qui provoqua une colère noire chez Ludwig : à quoi bon ? Personne ne la verrait jamais autrement que comme un homme ! Hors d’elle, elle gifla sa camériste choquée et lui ordonna de se retirer. Jamais elles ne reparlèrent de cet incident, et jamais plus Luciana ne s’adressa à sa protégée comme à une fille.

Ludwig avait quinze ans lorsque Lucius la surprit à chanter dans sa chambre : il devint furieux. Le chant, disait-il, était bon pour les impotents et les femmes… pas pour le puissant milicien qu’elle devait devenir ! Pourquoi pas faire des travaux de coutures ou des petits gâteaux, tant qu’elle y était ? D’autant qu’elle chantait vraiment comme une fille… Quelle honte ! Il l’enferma une semaine dans sa chambre, sans contact, au pain et à l’eau, en guise de punition, et jura qu’il ferait pire s’il la surprenait de nouveau ainsi.

Alors que Willa, en grandissant, développait ses dons que tout le monde louait, Ludwig devait les cacher… pire, les étouffer ! Impressionnée par le sermon de son père, elle voulut effectivement arrêter de chanter, mais Luciana joua sur sa jalousie et son aigreur pour la pousser à continuer : elle la convainquit de s’exercer au chant afin de posséder sur Willa un talent supérieur, même s’il était voué à n’être jamais connu…

La même année, Dahlia tomba enceinte de nouveau, et le vieux schéma se rejoua : Lucius délaissa Ludwig en espérant un fils, Ludwig redoubla de ressentiment envers Dahlia… mais encore une fois, ce fut une fille qui arriva, Flora. Lucius entra dans une fureur noire et passa sa frustration et sa colère sur la pauvre Willa… Ludwig fut choquée par cela, touchée par les pleurs de la fillette qu’elle détestait pourtant… mais laissa faire son père, sans une réaction, sans un mot.

Lucius devint plus sévère et dur encore. Alors qu’il était habitué à ignorer Dahlia et Willa, il se mit à les rabaisser régulièrement, elles et Flora... voire à les battre, ce qui perturba Ludwig mais ne la fit pas lever le petit doigt pour les aider. Quant à l’attitude de Lucius envers Ludwig, elle était plus obsessionnelle que jamais. A dix-huit ans, la jeune fille réussit avec d’excellents résultats l’examen d’entrée dans la Milice luloise, et elle débuta en tant que soldat. Elle vivait encore au manoir des Asmodée, où l’ambiance était bien lourde – heureusement, sa fidèle Luciana était là.

Aux yeux de ses collègues, Ludwig était un milicien assez froid : pas méchante, mais gardait ses distances. Comme tout bleu, vu que l’époque n’était pas à la guerre ouverte, elle commença dans une faction de Milice urbaine… rien de bien passionnant : elle veillait à l’ordre de la cité. Dans les rangs elle retrouva Phèbe, son béguin d’adolescente, aujourd’hui marié à Lynn, épanoui, un enfant en route… l’horreur.

Quand elle eut vingt ans, Lucius lui ordonna de postuler au poste de mercenaire de la Milice, les nervis, titre un peu à part, respecté et redouté : il s’agissait de soldats envoyés aux quatre coins de Britannia afin de remplir des missions plus ou moins classées secrètes pour la Milice et la Couronne. Docile, Ludwig passa les examens prouvant qu’elle possédait les aptitudes requises, et se vit commander une mission avec un formateur, le vieux Ishaël Itaï.

Sa première mission lui annonça la couleur : il lui fallait tuer un général lindblois, Carl Nakash, un peu trop dangereux aux yeux du roi Cid… Lorsqu’elle lut l’ordre de mission, Ludwig fut terrifiée : elle allait devoir prendre la vie à un homme ? Elle se rendit immédiatement dans les appartements de son père et le supplia de la laisser retourner dans la Milice urbaine… mais Lucius la rabroua froidement : ce n’était guère dans la Milice urbaine qu’elle aurait l’occasion de briller, alors que les missions des nervis étaient périlleuses et cruciales pour le royaume.

Croyant d’abord que c’était la peur du danger qui faisait se plaindre Ludwig, il lui dit qu’elle n’avait pas à craindre la mort, tant qu’elle était honorable : tomber au combat en accomplissant un acte héroïque ramènerait de la gloire à la famille. A ces mots, la milicienne se demanda si sa mort serait anodine aux yeux de son père, si elle lui manquerait, rien qu’un peu… mais elle ne parvint à poser la question – trop effrayée de la réponse. Elle se contenta d’arguer qu’elle ne voulait pas tuer… et Lucius lui rétorqua d’être un homme – d’être son fils, son héritier, de ne pas le décevoir. Mortifiée, Ludwig accepta donc la mission.

Ishaël était loin d’être un mauvais bougre, et il en vint vite à se moquer gentiment du milicien coincé qu’était Ludwig. Il la guida et lui donna les consignes nécessaires ; quand la cible fut en vue et qu’il la pressa de tirer le carreau de son arbalète, elle envoya mentalement mille excuses à l’homme, refoula ses larmes… et tira.

Cela l’écœura, et même la présence rassurante d’Ishaël n’y changea rien. Le vieux nervi fut touché par l’humanité de sa jeune recrue ; il devint pour elle un professeur, un mentor. Une profonde affection se noua entre les deux miliciens, et Ludwig prit l’habitude de se reposer sur son vieux maître.

Fatalement, il en vint à découvrir le secret de la travestie – qu’elle avait réussi à lui cacher presque une année entière, bien que quelques vifs doutes aient traversé le soldat aguerri. Alors qu’il l’accompagnait en mission, une lame ennemie entailla la poitrine de Ludwig, déchirant sa tunique… Ludwig le supplia de garder cela pour lui, et de ne pas la blâmer pour son mensonge : elle mourrait de peur qu’il parle, qu’il la dédaigne, que Lucius l’apprenne… mais, sincèrement attaché à sa recrue, il respecta cette étrange situation. Il sembla même, après cette révélation, devenir un peu plus protecteur avec elle, à sa manière bourrue…

Cela fait trois ans maintenant que Ludwig fait partie des nervis, cette caste si particulière de la Milice. Sa demeure principale est toujours fixée à Lulyde, chez son père, dont l’autorité semble ne jamais cesser de grandir avec l’âge et la prise de grade : il est à présent général. Ses relations avec sa belle-mère et Willa, à présent insolente et ravissante adolescente de quinze ans, sont toujours très aigres. La petite Flora, du haut de ses huit ans, est quant à elle plutôt candide… mais aux yeux de Ludwig elle n’en est pas pour autant aimable.

Description physique : Ludwig possède un physique androgyne. Ses traits fins et ses grands yeux gris lui confèrent une féminité contre laquelle elle ne peut rien, mais qu’elle compense avec des habits, un maintien et une manière d’être masculins. Ses cheveux blond sombre sont coupés courts, ils lui arrivent en bas de la nuque en dégradé et des mèches de différentes longueurs entourent son visage.

Elle est élancée et mesure un mètre soixante-quinze ; l’entraînement à l’escrime a finement musclé son corps, lui conférant souplesse et force. En un mot, elle a pris l’apparence d’un homme qui ressemble à une femme…

Elle porte des bandages serrés afin de cacher sa poitrine. Les couleurs de ses habits sont sombres, voire ternes. Ses vêtements sont souvent composés d’un pantalon, retenu par une ceinture croisée brun clair et sur lequel remontent jusqu’aux genoux deux bottes noires, d’une chemise sous un gilet sans manche et de mitaines brun clair. Et par-dessus tout cela, un long manteau à capuche gris foncé, à l’intérieur duquel sont dissimulées de petites armes blanches de jet, avec lesquelles elle est très habile. Son épée est sanglée à sa hanche droite, au côté d’une dague.

Caractère : Ludwig n’est pas foncièrement méchante ; elle est même parfaitement capable de compassion… mais sait aussi se montrer dure quand la situation l’exige, quand c’est ce qu’on attend d’elle. Elle est très introvertie et souffre de sa solitude ; elle regarde les familles, les groupes d’amis et les couples d’un œil envieux… et porte en elle une véritable tendance à s’accrocher.

Elle compense un constant sentiment d’infériorité par une témérité, une froideur, voire une certaine rage ; elle est facilement la défensive. Très peu sûre d’elle, très anxieuse, elle se remet en question à la moindre erreur, est en quête perpétuelle de perfection. Paradoxalement, son défaitisme la pousse à se dépasser.

Ni vraiment homme ni vraiment femme, elle est profondément confuse quant à son identité, et a tendance à ressentir de forts relents d’aigreur, de jalousie, de colère et de haine, tantôt envers les hommes, tantôt envers les femmes – notamment quand elles sont belles avec de longs cheveux – qui peuvent la rendre cruelle…

Signes particuliers :
- Travestie.
- Très douée en chant.
- Adore l’eau, capable de rester en apnée un bon moment. Elle a l’impression d’échapper, ainsi, momentanément à ses problèmes…
- Quand elle est stressée ou angoissée, elle se parle doucement à elle-même pour se rassurer… jouant le rôle de son jumeau mort qui la consolerait en toute occasion.
- Déteste les poupées, adore les déchirer. A vrai dire, elle a un problème avec tout ce qui est « joli »…
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Dernière édition par Ryuffine le Sam 23 Avr - 22:53 (2011); édité 3 fois
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MessagePosté le: Mar 5 Avr - 21:18 (2011)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mar 5 Avr - 21:23 (2011)    Sujet du message: Ludwig Asmodée Répondre en citant

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