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Dante Ifrice: une purge en profondeur.

 
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Tyrance
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MessagePosté le: Dim 27 Mar - 21:31 (2011)    Sujet du message: Dante Ifrice: une purge en profondeur. Répondre en citant

Royaume de Lulyde – Forêt d'Ithylien – Village carbonisé – Charnier crématoire.


Après une longue chevauchée, Tyrance et Thélias étaient tombés sur un long sillon d'arbres calcinés descendant des montagnes, en lui suivant, ils arrivèrent dans un village situé au milieu d'une vaste clairière, le village de Bois-de-lune, selon Thélias. Apparemment, le bois de lune était un excellant combustible: le village était en flammes et des panaches de fumée s'en élevait. D'après l'état de destruction du village, l'incendie avait débuté quelques heures plus tôt, deux ou trois. A la porte du village, tout du moins, au gouffre béant au milieu des murailles de bois qui s'élevait devant eux, les habitants leurs firent un chaleureux accueil. Ils avaient en effet été attachés dans des cages pendues au dessus de la porte, ou attachés au sol, puis, on les avaient incendiés. La plupart des corps n'étaient plus que cendres, ceux situés dans les cages les plus élevés étaient toujours en train de se consumer. Dans le village en lui-même, au milieu des flammes, on pouvait distinguer des élémentaires de feu inférieurs qui se mouvaient en lançant des boules de flammes sur ce qui n'était pas encore brûlés, et au milieu d'eux se trouvaient quelques élémentaires supérieurs du type « Conflagration », avançant lentement au milieu des rues, des jets de flammes jaillissant de leurs corps pour raviver les brasiers alentours ou nourrir les inférieurs qui leurs tournaient autour.


L'odeur de chair calcinée ne semblait pas gêner Thélias outre mesure, vêtu d'une capuche qu'il était, mais Tyrance et Vespéron se prenait les émanations nauséabondes de plein fouet. L'odeur de chair grillée semblait au contraire plus exciter Croc qu'autre chose, il serait déçue, ils n'étaient plus mangeables.


« Mmmh, ils nous devancent, mais je pense qu'on les rattrapent, si ils prennent le temps de tout brûler sur leur chemin ils doivent être très lents. »


Perspicace le Thélias. En tout cas, cette Dante et ses serviteurs semblaient plus dangereux que ce à quoi il s'imaginait, ils avaient quand même détruit un village et tout ses habitants. Comment l'assassin contait-il s'y prendre pour abattre leur chef sans avoir à massacrer tout ses sectateurs avant?


« Tu comptes t'y prendre comment pour la tuer? Parce que si tu pense me mettre en première ligne pour les attirer le temps que tu l'abattes, personnellement, cela ne me tente pas. »


Thélias tourna la tête vers lui en lui répondant:


« je comptais plutôt m'infiltrer chez eux, toi en tant que pyromancien, et moi en tant que pyromane instable, je n'aime pas me servir de mes compagnons comme de chair à canon. »


Faible qu'il était, quel intérêt d'avoir des compagnons si ce n'était pas pour s'en servir de bouclier ou de diversion? Bon, ceci dit, dans cette situation il en était plutôt ravi, il aurait vraiment très mal prit de se faire utiliser comme appât.


« Soit, je te suis. On contourne le village je suppose? »


Thélias retourna à sa monture affolée par l'odeur suivit par Tyrance tout en continuant à lui parler.


« Exact, et après, on suit les cendres jusqu'à Dante. »


Voilà un plan on ne peut plus simple. Mais quelque chose le dérangeait: Thélias était humain, et ils venaient de passer devant des villageois brûlés vifs, pourtant, cela ne semblait pas le chambouler plus que cela, Isley aurait été dans tout ses états.


« Je me demandais, cela ne te dérange pas de voir tout ces innocents massacrés? Les humains que je connais en auraient été tout chamboulés. »


L'assassin rouge ricana amèrement avant de répondre dans un soupir:


« Je déteste les Lulois, tous autant qu'ils sont, je n'irais pas jusqu'à mettre le feu à leur village moi-même, mais je n'irais pas les défendre ou essayer de les sauver. Je poursuis Dante seulement parce qu'elle est une menace pour le royaume de Lindblum. Cela te déranges ces villageois tués toi? »


Le déranger... L'odeur le dérangeait, mais les villageois... il s'en fichait éperdument, il aurait même surement volontiers participé à leur crémation. Mais qu'est-ce qui pouvait lui faire haïr les Lulois comme cela? Il lui demanderai plus tard.


« Non, du tout, ils empestent, rien de plus. »


Ils se remirent en route et contournèrent largement Bois-de-lune par les bords de la clairière consumée afin d'éviter d'attirer les élémentaires et ils pénétrèrent dans un nouveau sillon d'arbres calcinés situé derrière le village. Apparemment Dante et ses sbires c'étaient contentés de traverser le village de part en part, avaient-ils une destination précise? Ou portaient-ils la ruine la ou leurs pas les menaient?
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MessagePosté le: Dim 27 Mar - 21:31 (2011)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mer 30 Mar - 23:22 (2011)    Sujet du message: Dante Ifrice: une purge en profondeur. Répondre en citant

Royaume de Lulyde – Forêt d'Ithylien – Sillon de cendres – Campement de la Légion.


Après avoir durement chevauchés au travers de la balafre calcinée qui traversait Ithylien, en contournant les corps brûlés d'arbres colossaux ou de brasiers toujours voraces, Tyrance et Thélias arrivèrent en vue du camp de Dante. De part sa direction, elle se dirigeait vers la côte dans les environs de Zexxion, surement pour trouver un navire et embarquer vers une destination connue d'elle seule.
Le campement à proprement parler n'était qu'un fouillis de tentes épars sans aucune coordination, son entrée était marqué par deux immenses pieux auxquels étaient attachés par des chaînes chauffées à blanc les corps mutilés de deux dryades. Leurs corps de biche avait été dépecé de sa peau, surement pour en fait des manteaux ou des sacs, et leurs torses d'humaines à la peau d'écorce et de mousse avait été incinérée. Apparemment, les sectateurs n'avaient pas jugé utile de placer des sentinelles, confiants qu'ils étaient dans le pouvoir de leur dieu auto-proclamé, après tout, c'était un choix comme un autre.
Malgré cet accueil chaleureux, ils semblaient toutefois très mal organisés, et cela serait loin de jouer en leur faveur.


« Bon, comme on a dit, on s'infiltre en tant que sectateurs, on la tue, et je te donne ta récompense. Prêt? »


Prêt? Bien sur qu'il l'était, il aurait préféré quelque chose d'un peu plus sanglant, ou les hurlements des mourants auraient été un hymne à sa cruauté, mais bon, il ferait avec, et tâcherait de faire hurler Dante dans la mesure du possible pour compenser.


« Bien entendu. Allons-y. »


Ils descendirent de monture et se dirigèrent vers la pseudo-entrée du pseudo-campement. Personne n'eut l'air de se soucier grandement de leur arrivée. Une poignée d'archers s'entraînait à viser avec des flèches de feu, une poignée de guerriers s'entraînait en duel et chaque fois que leurs lames ardentes s'entrechoquaient, des gerbes de flammes en jaillissaient sous les rugissement de leur public, et finalement des mages et invocateurs s'entrainaient à perfectionner leurs sortilèges de feu et leur assujettissement des élémentaires et démons des flammes. Une sentinelle plus intelligente que les autres finit tout de même par remarquer la présence des deux nouveaux et se dirigea vers eux en poussant de grands cris pour alerter ses compagnons. Il se mit en position de combat devant eux, agitant son épée embrasée d'un air qui se voulait surement menaçant, il devait avoir quoi... 17, 18ans ? En voilà un gamin bien présomptueux, si seulement il pouvait lui briser quelques os pour lui apprendre à ne pas lever son arme devant un prince... Avec de la chance, il interférerait dans la mort de Dante et il devrait alors le tuer pour accomplir sa mission.


« Halte, étrangers, qui ose pénétrer dans le camp de la Légion de Sargéron?! »


Qui ose pénétrer... Non mais ils s'étaient regardés? Une cinquantaine de paysans même pas capables d'organiser des sentinelles ou une défense potable qui jouaient avec des forces qui les dépassaient, et ils osaient s'appeler Légion? A son avis incontournable, c'était Sargéron qui faisait le travail, eux restaient derrière pour s'en attribuer les mérites. Avant qu'il n'ait pu ouvrir la bouche pour écraser ces insectes de son mépris, Thélias prit la parole:


« Deux nouvelles recrues, venu pour servir le tout-puissant Sargéron. »


Il accompagna ses paroles d'une répugnante génuflexion. Plutôt se faire verser de l'acier en fusion dans la gorge et mourir brûlé de l'intérieur que de s'abaisser devant ces minables. Après que les paysans, qui ne semblaient pas avoir d'organisation hiérarchique particulière aient discuter de ce qu'ils devaient faire, ils en arrivèrent à la conclusion de les conduire à Dante, quelle lucidité ils avaient la.
Ils les menèrent donc devant la tente de Dante, noire de jais à broderies de flammes orange et rouge, l'imploratrice semblait avoir plutôt bon goût.
Après une rapide discussion des gardes avec l'élémentaire flamboyant qui devait servir de majordome à Dante, ce dernier s'effaça pour les laisser pénétrer dans la tente proprement dite.
Des braséros brûlaient prêt des parois, et des tapis et coussins de haute facture étaient répartit un peu partout sur le sol. Dessus se trouvaient trois hommes et deux femmes, celle vêtue d'une robe rouge, aux épaulières de feu et ceinte d'une couronne de flammes aux yeux de braises vivantes devait surement être Dante. Ce qu'il vit à l'intérieur le glaça jusqu'aux os - si il osait dire – Le démon lui-même le regardait à travers les yeux de l'imploratrice, une puissance ahurissante et primordiale, une rage et une haine sans fin ayant pour seule but de dévaster ciel et terre. Pourquoi fallait-il toujours qu'il attire les pires ennuis? Pourquoi?
A leur vue, Dante partie d'un rire de démente avant de leur adresser la parole:


« Oooh, de nouveaux invités, le maître a besoin de nouveaux fidèles, toujours plus de fidèles, hahaha, chacune de vos prières le rend plus fort, oui... toujours plus... Pour que la grande œuvre s'accomplisse... »


Elle semblait complètement folle, étrangement, elle ne lui était pas antipathique, elle lui rappelait même un peu sa tante Nalbira, la princesse démente. Certains disaient que l'aile-de-rêve qui l'avait rongée avait exacerbé son don naturel de prophète et lui avait donnée le don de mirer directement dans les lacs du destin. Les infinis passés, présents, et futurs l'avait entièrement détruite et elle passait son temps à déblatérer des prophéties, les mélangeant entre elles, ou narrant des événement passés depuis des millénaires. Elle avait été enfermée par Ellyon dans ses appartements il y a de cela 15 ans, avec interdiction de sortir ou de recevoir une visite autre que celle de ses esclaves auxquels on avait arrachés les oreilles, de peur qu'une de ses prophéties puisse tomber entre des mains mal intentionnées. Dante ne semblait pas aussi ravagée qu'elle, mais était sur la bonne voie pour y parvenir.


« ... La grande œuvre... la symphonie des cendres... le maître consumera les cieux et déchirera la terre... Il brisera les empires, plongera les civilisations décadentes dans la fournaise, et des cendres de ce monde naîtra un ordre nouveau... Oui... »


Le ton de sa voix ne cessait de diminuer, si bien qu'elle n'était plus maintenant qu'un murmure incompréhensible. Malgré les pouvoirs que le démon lui apportait, sa présence l'avait rendue folle, on ne lui avait jamais apprit qu'à vouloir toucher le soleil on finissait par s'y brûler?
Un des hommes se leva et se dirigea vers eux.


« Je suppose qu'il me revient de vous accueillir... Je suis Halfus Feuilleflamme. Nouvelles recrues, je suppose? Ici vous avez Arianna Calcinécaille, Erezes Langue-de-feu, Drema Consumaile, et l'imploratrice de l'enfer, Dante. Nous somme plus ou moins ses conseillers, et nous supervisons la masse de fidèles qui nous rejoignent. »


La masse de fidèles? Le groupe de paysans désorganisés qui attendait dehors? Affligeant...
L'un des conseillers s'était levé et rapproché durant les présentations... Erezes celui-ci? Surement, quelle importance après tout, ils ne survivraient pas. Il se rapprocha toutefois avant de murmurer, plus pour lui-même que quelqu'un d'autre:


« Les conseillers de Dante... les conseillers d'une démente possédée par un dieu-démon fou furieux pour être exact... Elle est de moins en moins lucide, et exige de plus en plus de sacrifices, nous ne pourrons plus la brider bien longtemps. »


Dante se remit à rire comme une démente, et se leva elle aussi en dardant son regard de braises sur Erezes, des flammerolles s'échappaient de son corps, et de l'énergie se rassemblait autour d'elle.
Tiens, il semblerait qu'il ait murmuré un peu trop fort, la situation devenait dangereusement excitante, qu'allait-il se passer?


« Une démente? Moi? Hahaha ! Une visionnaire! Une prophète! La messagère de Sargéron! Comment oses-tu valet?! »


Chacune de ses paroles s'accompagnait maintenant d'une langue de feu fumante, ses traits étaient déformés par la rage. Voilà qui commençait à devenir malsain, il n'avait pas grand chose à craindre étant pyromancien, mais Thélias... Et sans Thélias, point de récompense. Il recula et tira l'assassin par le bras un peu plus au fond de la tente.


« Tu m'as défiée une fois de trop erezes! Le maître veut ton âme, il est temps d'accomplir ton ultime sacrifice et de prendre part à la symphonie! SARGERON! »


La présence primordiale du démon emplit la tente, écrasant tout ceux qui s'y trouvaient. Le jeune prince se retrouva à genoux, l'esprit broyé par sa conscience, le regard brouillé, il ne voyait plus qu'Erezes, à genoux lui aussi. L'air était en surchauffe, et chaque inspiration lui faisait avaler des bouffées de chaleur. Le tissu dont était composé la tente commençait à s'embraser, ainsi que tout le mobilier qui s'y trouvait. Il distingua plus qu'il ne vit une forme au dessus de Dante, floue, dissipée par des vagues de chaleur. L'imploratrice était peut être puissante, mais pas assez pour invoquer complètement le démon sur Britannia, elle devait se contenter d'une partie de sa conscience, heureusement, d'ailleurs.


Dans la vague floue de chaleur apparut une lame, brisée à ses trois quarts et ébréchée, elle était nimbée de flammes, et des filaments de lave en dégoulinaient. L'immense lame se leva et faucha Erezes à la verticale, le tranchant en deux. A son contact, son corps s'embrasa comme un fétu de paille, l'arme pulsa, avala son âme, puis le démon et son épée disparurent dans un nuage de braises. Lorsque sa conscience se fut enfin retirée de la tente et qu'ils purent se relever, il ne restait du corps du conseiller que des cendres. Quelle magnifique distraction! Bon, si ils commençaient à se tuer l'un l'autre comme cela, la mission serait bien plus simple que prévue. Il n'y avait plus qu'a espérer que les autres conseillers la défient à leur tour.


En se relevant il constata qu'il ne restait de la tente que quelques morceaux de tissus en train de se consumer, et que le sol avait été calciné sur plusieurs mètres tout autour. Les paysans qui servaient de légion à Dante poussaient des hurlements exaltés pour saluer la présence de leur dieu, voilà qui était pathétique, ils croyaient vraiment que leur dieu leurs laisserait une place dans son nouveau monde après avoir consumé l'ancien? Moutons... Les vêtements de ceux qui étaient trop prêt de Dante pendant l'exécution étaient roussis, voir brûlés, sa robe avait survécue et on ne distinguait que vaguement des tâches de brûlé, les sortilèges donc elle était tissée semblait avoir tenus le coup.
Croc s'était éloigné, et Vespéron battait des ailes sur sa tête en poussant des piaillements effrayés, ravit de voir qu'il pouvait toujours compter sur l'aide de ses familiers en cas de besoin. Thélias quand à lui se relevait et toussait rauque, l'air chaud pour Tyrance avait du être brûlant pour lui, bon, tant qu'il ne mourrait pas... Ses vêtements étaient troués et la la peau qui apparaissait dessous semblait assez brûlée.
Halfus se rapprocha à nouveau d'eux pour leur parler:


« Gare aux traîtres les nouveaux, le maître ne pardonne pas, Erezes en a été un bon exemple. Trouvez vous une tente, il doit y en avoir des vides, nous partirons demain à l'aube. »


Et sur ce, il les laissa la avant de retourner auprès de sa maîtresse. Le petit dragonnet, le danger écarté, voleta vers son perchoir favoris: l'épaule de son maître, qui se retourna vers Thélias, toussant toujours à s'en arracher les poumons.


« Tu penses que tu va survivre? Le contraire serait embêtant. J'ai peut être une potion dans mon sac au cas ou tu penses mourir. »


Sa respiration était sifflante et scabreuse, et il semblait sur le point de cesser de respirer, l'air brûlant lui avait surement détruit les voies respiratoires et avait cautérisé les plaies. Il allait donc surement mourir pas asphyxie. Tsss, il poussa un profond soupir... qu'il détestait aider les gens qui ne pouvaient s'aider eux-même... mais bon, une récompense restant une récompense...


Il farfouilla dans son sac, il devait bien lui rester quelques potions de guérison étant donné qu'il en avait prit avant de partir et qu'il n'en avait que très peu utilisé. Ah... il en tenait une... Ah non, il était par contre content de constater qu'il avait emporté un élixir de brume de rage. Ah si, voilà une potion de soins. Dans une magnifique fiole ouvragée à la mode Ymirienne, le liquide rouge sang était parsemé de traînées violettes. Il ouvrit la fiole, et en fit boire l'intégralité à Thélias et ses yeux se rétrécirent sous l'effet d'une douleur intense. Chez lui, on concoctait les potions de soins à base de racine d'agonya, qui portait extrêmement bien son nom, son ingurgitation provoquant d'atroces douleur rappelant l'agonie. Il maintint donc la fiole de force dans la bouche de Thélias le temps qu'il boive tout. Une fois finit il se dégagea en beuglant de douleur. Ses brûlures externes semblaient avoir disparus, et le fait qu'il puisse beugler comme cela devait signifier que ses brûlures internes avaient disparus aussi. Après tout, il lui avait donné une potion de très haute qualité faite par les plus grands alchimistes d'Ymir, il ne pouvait en être autrement !


« Mais tu m'a donné quoi la ?! Tu a essayé de me tuer ?! Espèce de malade ! »


« Non, pas particulièrement. Je t'ai fait ingurgiter une potion de soin, regarde, tu es guéris, alors soit voir un peu plus reconnaissant, je suis plus souvent tenté d'écorcher les gens vifs que de les soigner. »


Non mais quelle ingratitude, et quelle chochotte celui-là. Ça lui apprendrait à soigner les gens.
L'assassin palpait sa gorge en regardant Tyrance d'un air soupçonneux en grimaçant toujours de douleur.


« Mmmh, certes... Merci... Mais tu mets quoi dans tes potions de soin? Ça fait un mal de chien! »


« Je ne met pas dans mes potions de soin, ce n'est pas moi qui les fait, mais dans celle-la il y a de l'agonya. Bon, on se trouve une tente? J'aimerais bien finir cette mission assez vite pour partir de ce trou à rats. »


Tiens, maintenant qu'il y repensait, il n'avait pas utilisé de potions de soin avant, car il n'avait aucune confiance en ses alchimistes. Apparemment, la potion avait soignée, donc ils n'avaient pas essayés de le tuer, intriguant, il avait pourtant fait décapiter l'épouse du maître des alchimistes pour... pour quoi déjà? Ah oui, elle espionnait dans le palais pour les Traque-nuit.
L'assassin se remit sur pieds et ils retournèrent vers leur montures respectives avant de commencer à errer dans l'amas de tentes qui servait de campement.
Mais pourquoi avaient-ils plantés des tentes vides ces imbéciles? Peut être que leurs occupants étaient morts, étant donné que Dante semblait avoir une propension à brûler les gens vifs assez élevée. Malgré le fait qu'il méprisait les occupants du campement, il appréciait énormément l'ambiance qui y régnait !
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Tyrance
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MessagePosté le: Ven 1 Avr - 22:37 (2011)    Sujet du message: Dante Ifrice: une purge en profondeur. Répondre en citant

Royaume de Lulyde – Forêt d'Ithylien – Campement de la Légion – Tente vide.


La sensation de se faire mordiller l'oreille tira brusquement Tyrance de son sommeil. Par réflexe il saisit une des multiples dagues qu'il cachait toujours dans ses vêtements et se leva d'un bond. Il poussa un léger sifflement excédé: il ne s'agissait que du dragonnet qui le mordillait, il devait surement avoir faim, d'un autre coté, il semblait avoir tout le temps envie de manger. Thélias dormait toujours et poussait de petits grognements de temps en temps, il lui faudrait surement quelques supplémentaires pour récupérer totalement, la chochotte. Bon, puisqu'il était réveillé, il irait tâter le terrain et explorer un peu le camp. Il fit grimper le dragonnet violet sur son épaule et sortit de la tente en laissant Thélias dormir. Une fois devant, il renforça les sortilèges qu'il avait placé autour de la tente puis monta sur Croc avant de partir à l'exploration du camp.
Un peu partout des feux de camp brûlaient, les paysans de l'armée de Dante semblaient festoyer joyeusement de la faune que la forêt leur avait octroyé généreusement. La plupart était complètement ivres ou en train de vomir dans un coin discret. Des hommes et des femmes s'en allaient ensemble dans les tentes ou dans les recoins sombres. Non mais honnêtement, ils osaient s'appeler « Légion » ? Il devrait peut être enseigner à Halfus comment gérer une armée.


Son ventre gargouillant, il se dirigea vers un des feux de camp, autour duquel on découpait un animal qui lui était inconnu. Il écarta les pécores ivres qui entouraient la bête et en prit se qui ressemblait à une cuisse. Le petit dragonnet voleta en piaillant et se mit à piocher dans les flancs de la bête, suivit de prêt par Croc. La viande était bien juteuse et avait plutôt bon goût, au moins, ils savaient cuisiner ces débiles! L'un des paysans complètement ivre qu'il avait bousculé se dirigea vers lui en titubant et en baragouinant des propos inintelligibles. Débile comme il était, il trébucha et se rattrapa au flanc du saurus, grave erreur: on ne dérangeait pas un saurus pendant qu'il mangeait. Il lui accorda toute l'attention qu'il méritait, et se contenta de le dégager d'un violent revers de queue qui l'envoya valser au milieu du brasier. Tyrance esquissa un petit sourire en voyant l'homme s'écraser dans un nuage de braises et de cendres, divertissant spectacle. Trop ivre, il ne réussit pas à se relever et continua à brûler, il ne semblait pas non plus s'être rendu compte qu'il avait prit feu, si au moins il poussait quelques hurlements de douleur... Mais non. Aucun de ses compagnons ne semblait particulièrement perturbé par son immolation, et n'essaya de l'aider. Ils devaient surement penser que leur dieu les avaient ignifugés, les imbéciles.


Un picotement dans la nuque le fit se retourner. Quelqu'un utilisait un sortilège, en dehors du campement... Un type de magie qu'il ne connaissait pas et qui ne correspondait à rien. En essayant de se rapprocher de la source pour étudier l'origine du sortilège il se fit violemment repousser par une force invisible. Se pourrait-il qu'il s'agisse du dieu sylvestre? Si il s'aventurait aussi prêt du camp c'est qu'il avait rassemblé ses forces et se préparait à purger son territoire des impurs. Bien, ils allaient pouvoir s'attaquer à Dante, le dieu leur servirait de diversion.


Une fois leurs repas terminé et l'homme totalement calciné au milieu du feu, Tyrance se remit en route vers sa tente - à condition qu'il puisse la retrouver – histoire de réveiller l'autre dormeur. Il chevaucha rapidement malgré quelques détours et retrouva finalement sa tente dans laquelle il pénétra. Thélias dormait toujours profondément, si bien qu'il s'attela à le réveiller à coups de pieds. L'assassin se réveilla quasiment instantanément et se releva en position d'attaque, une dague dans chaque mains, avant de se détendre en voyant qu'il ne s'agissait que de son prince de compagnon. Il avait des réflexes éclairs, il ne pouvait pas le nier, ceci dit, c'était plutôt rassurant pour un assassin.


« Tu as vraiment un problème tu sais, on ne réveille pas les gens en leur donnant des coups de pieds, tu pourrais... je ne sais pas... les secouer gentiment? »


Les secouer gentiment... Non mais d'où il sortait lui? Il voulait aussi des petits câlins pour un réveil en douceur?


« Dans quel but? On devrait y aller, le dieu sylvestre va attaquer d'un moment à l'autre, et l'armée de Dante est désorganisée et totalement ivre. C'est surement elle qui fera le plus gros du travail. »


Thélias se frotta les yeux, encore embrumé de sommeil.


« Houla, de quoi tu parles? Quel dieu sylvestre? »


Quel dieu sylvestre... LE dieu sylvestre qui régnait sur cette partie de la forêt. Étaient-ils donc incultes ces humains... Tout le monde savait que les forêts étaient protégées par des dieux sylvestres, leurs noms variaient d'une culture à une autre, mais tout de même... Et celui la se préparait à attaquer.


« Il y a un dieu sylvestre pour chaque forêt ou bois, Ithylien étant énorme, il doit y en avoir plusieurs, et celui de la région doit être fou furieux. Je l'ai sentit tout à l'heure aux abords du camp. Attendons que Dante s'épuise contre lui avant de l'égorger. »


Quel brillant stratège il faisait, un véritable génie. Et si son plan échouait, il restait toujours la fuite.


« Tu ne penses pas qu'étant dans le campement il nous prendra pour des ennemis? Et as t-il une chance de gagner? »


Pourquoi posait-il des question énervantes? Il ne pouvait donc pas se contenter d'accepter tout ce qu'on lui disait sans sourciller comme le représentant de l'espèce de bétail dont il était issu?


« On verra bien, au pire, on le tuera nous même une fois Dante achevée. Ceci dit, je doute qu'il puisse faire grand chose, le bois vivant est puissant, mais Sargéron l'est tout autant. Mais les dieux sylvestres ont la capacité de donner la vie mais aussi de la reprendre... Donc nous verrons bien. Observons la situation d'un œil extérieur pour voir comment elle évolue, puis nous interviendrons. »


L'assassin se mit à ricaner avant de lui répondre:


« Depuis quand tu décide de la tactique à adopter pour accomplir la mission? Je ne me souviens pas t'avoir délégué ce pouvoir. »


« Parce que tu dormais et qu'ils n'auraient pas attendus ton réveil pour attaquer. »


Et surtout parce qu'il était infiniment plus intelligent que lui et qu'il prenait cela comme une humiliation de subir les ordres d'un humain... Non, de subir les ordres de qui que ce soit en général.


Un profond mugissement venant de la forêt se mit à résonner. L'attaque allait commencer, il était temps de voir la grande œuvre de l'imploratrice, et surtout, sa puissance de feu.


« On doit s'éloigner ou trouver un coin tranquille, on doit éviter le conflit avec les deux camps. »


L'assassin inclina la tête et ils sortirent tout deux. Des bruits de combat venaient de l'entrée du camp par laquelle ils étaient rentrés, ils se dirigèrent donc vers une petite bute à l'opposée.
Un des sbires de Dante se dirigea vers eux l'air paniqué, épée à la main, se rendant surement sur le lieu des combats. Apparemment la petite pucelle allait expérimenter son premier combat. Le prince se chargea de lui éviter ce désagrément.


« Σκιά διάτρηση (Ombre perforante) »


L'incantation se finit alors qu'il plaquait sa paume contre le torse de l'homme, ce dernier le regarda d'un air étonné alors qu'une lance d'ombre jaillissait de sa main pour le transpercer de parts en parts. Il s'effondra sans un bruit et sans une goutte de sang. Qu'il aimait ce genre de sorts qui ne laissaient aucune séquelles physiques. Mais qu'il haïssait ces faibles qui ne pouvaient même pas survivre au moindre impact.


« Éviter le conflit avec les deux camps? »


Tsss, il avait bien le droit de se détendre de temps en temps aussi.


« Ce n'était pas un conflit, c'était une exécution. »


Une fois au sommet de la bute – d'ailleurs, pourquoi n'avaient-ils pas installés leur campement dessus? Ils auraient bénéficier de l'avantage de la hauteur – ils eurent une pleine vue sur la bataille. D'un coté, les hommes et femmes de Dante qui frappaient à coups d'épées enflammées, envoyaient des flèches de feu, ou lançaient des sortilèges, le tout en une masse informe et désorganisée. De l'autre coté, les serviteurs du dieu sylvestre, les treants, arbres vivants allant de la taille d'un arbrisseau à celle d'un chêne centenaire, et qui tantôt fauchaient les foules de leurs branches, tantôt fuyaient paniqués après s'être embrasés. Des dryades et leurs corps de biches, armées d'arcs aux flèches empoisonnées ou invoquant de gigantesques racines pour broyer leurs ennemis ou des essaims d'insectes pour les dévorer vivants. Des licornes d'un blanc immaculé et luminescent, couvertes de guirlandes de fleurs pour l'occasion broyaient les hommes de leurs sabots ou les empalaient sur leurs cornes. A l'arrière du champs de bataille, la ou la lumière des flammes n'éclairait presque plus rien s'avança un gigantesque dragon des forêts, aux écailles vert de jade, couvert de mousse et de végétaux variés. Le dieu ne s'était toujours pas montré, il attendrait surement de voir comment la situation avancerait. Malgré que les protecteurs sylvestres soient plus nombreux, les sectateurs avaient l'avantage de l'élément et décimaient leurs troupes à grands coups de sortilèges et de lames de feu.


Il repéra Dante et ses conseillers qui observaient la bataille de derrière les troupes. Que pouvait-elle bien attendre? Il ne resterait bientôt plus rien de son « armée ».


Le dragon des forêts finit par atteindre la ligne de front, il prit son souffle... et souffla. Son souffle vert émeraude se déversa, rongeant les sectateurs jusqu'à la moelle et refaisant fleurir la terre calcinée et les corps de ceux qui étaient déjà tombés. Chose intéressante! Il n'avait jamais vu de dragon des forêts. Leur souffle semblait ronger et tuer la vie mais toutefois épargner le végétale, et faire renaître la vie de ce qui était mort. Apparemment Dante avait attendue le dragon pour agir. Elle s'éleva un peu dans les airs - du moins il en avait l'impression étant donnée sa distance - nimbée de langues de feu volatiles et une pluie de feu liquide se mit à tomber sur le dragon. Les traits frappèrent son corps et coulèrent sur lui, incendiant tout ce qu'ils touchaient, il ne fut très vite plus qu'une gigantesque masse de combustible rugissante, et se désagrégea petit à petit avant de s'effondrer dans une explosion de braises et de flammes.


Un frisson glacé parcourut la nuque du jeune prince. Elle avait abattu un dragon des forêts d'une simple frappe. Sargéron était assez puissant pour que les flammes aient pu l'embraser, voilà qui était de très mauvais augure, très très mauvais augures...


« Euh... Elle vient de tuer un dragon d'un coup ou je dors toujours? »


« ... Elle l'a bien fait, les choses se compliquent. »


Qu'allaient-ils pouvoir faire? Le dieu sylvestre devait apparaître, il serait assez puissant pour l'affaiblir, voir l'abattre, mais il ne fallait pas trop compter dessus.
Ah, le dieu sylvestre venait d'entrer en scène, il aurait enfin sa réponse.


L'immense dieu apparut dans un reflet de lune, gigantesque treant verdoyant, sa tête n'était qu'une énorme fleur totalement épanouie entourée d'immenses feuilles vertes la protégeant. Il rugit en direction du campement, et le bois qui servait comme soutènement pour les tentes ou pour les arcs se remit à croître et se couvrit de fleurs et de mousse, rendant les armes inutilisables. Des plantes et lianes sortaient du sol à une vitesse ahurissante, transformant le charnier de la bataille en bosquet verdoyant. Les lianes vivantes attrapaient les sectateurs paniqués et les lançaient au loin, les broyaient, ou les fracassaient à terre. Les sortilèges ne suffisaient plus à tenir la végétation à distance et les derniers cultistes finirent broyés par la forêt qu'il essayaient de détruire.


Les dernières troupes sylvestres s'attaquèrent à Dante et ses conseillers, il vit Arianna – une véritable machine à tuer – avancer au milieu des créatures et les trancher au fur et à mesure avant de finir empalée sur la corne luminescente d'une licorne. Drema fit pleuvoir la mort ardente mais finit une flèche de dryade entre les deux yeux. Dante sortit de la torpeur dans laquelle elle s'était plongée après avoir écrasée le dragon des forêts et balaya la plupart des troupes avec un vent enflammé qui les balaya . Les survivants se replièrent sous le couvert des arbres tandis que les autres finissaient de brûler vifs.


Le dieu attaqua, frappant de haut en bas de ses énormes bras, fauchant à l'horizontale, et à chaque fois Dante esquivait en disparaissant dans un nuage de braises. Dante finit par attaquer, et lui trancha un « bras » au quart avec un disque de flammes. Le dieu hurla et la frappa de plein fouet, l'envoyant valser beaucoup plus loin. Un être humain normal aurait été pulvérisé, mais le pouvoir de Sargéron la protégeait surement. C'est toutefois le genre de choses capable de l'affaiblir qu'il attendait.


« On devrait y aller, on ne peut pas se permettre de louper l'occasion de l'avoir. »


« J'en conviens, je doute que nous puissions l'avoir a nouveau aussi affaiblie que maintenant. »


Ils repartirent en courant en direction du duel, traversant le campement désert. Tiens, d'ailleurs, il n'avait pas vu Halfus sur le champ de bataille, avait-il sentit le vent tourner? Ou était-il déjà mort?


Lorsqu'ils arrivèrent a l'entrée du camp la ou avait eu lieu la bataille, ils y virent Dante, physiquement épuisée, essuyer un assaut frontal du dieu à travers un bouclier d'énergie faiblissant. La puissance du coup l'enfonça tout de même dans le sol d'un bon mètre.


Il se mit à chuchoter à l'oreille de Thélias:


« Quand son bouclier tombera, je te le dirais, après, à toi d'agir. »


Un autre coup violent la propulsa de nouveau au milieu des tentes. Finalement, elle ne semblait pas faire le poids face au dieu. Soit Sargéron l'avait lâchée, soit elle ne pouvait maintenir le niveau de puissance qui avait abattu le dragon et terrassé les troupes sylvestres trop longtemps.


« Je me disais bien que vous n'aviez rien de nouvelles recrus, vous étiez trop... je ne sais pas, pas comme eux? Vous allez l'abattre? Alors faites vite, Sargéron n'hésitera pas à forcer le passage pour déchaîner sa puissance. »


Il se retourna, un sortilège aux lèvres pour faire face à la voix qui les interpellait de derrière. Halfus... petit traître, il avait donc bien sentit le vent tourner. Et à son avis il n'hésiterait pas à retourner de nouveau sa veste si Dante venait à battre le dieu. Il devait mourir, maintenant. Il saisit discrètement une dague à l'intérieur de sa manche, mais avant qu'il n'ait pu faire quoi que ce soit, il vit Halfus s'effondrer, un shuriken planté dans la gorge. Une fois au sol, il cracha du sang, et se recroquevilla avant de mourir. Thélias avait été plus rapide que lui, mais quelle humiliation! Un humain qui avait tué plus vite que lui! Quelle horreur...


Il n'eut pas le loisir de développer sa frustration, Dante était revenue au combat et enchaînait les boules de feu qui venaient se fracasser sur le dieu. Certaines enflammaient ce qu'elles touchaient, d'autres se contentaient de roussir. Mais déjà son « bras » se régénérait et ce que le feu brûlait repoussait. L'imploratrice fut de nouveau nimbée de flammes, à la puissance qui s'en dégageait, Sargéron forçait le passage, il allait finir de détruire ce qu'elle était par un déluge de pouvoir et ne laisserait qu'une coquille vide à son service à la place. Mais... le bouclier n'était plus actif, elle était de nouveau vulnérable! Une langue de feu frappa le dieu et le repoussa, laissant une traînée de flammes sur son corps, ce feu là était assez puissant pour le blesser! Il fallait agir vite.


« Thélias, maintenant, elle n'a plus de bouclier. »


A l'instant ou il le dit, l'assassin saisit son arbalète, la mit en joue, et lâcha une salve de carreaux empoisonnés sur Dante. Un se ficha dans sa gorge, un autre dans son sein droit, un troisième au milieu du torse, et les deux derniers passèrent à coté. Les énergies ardentes qui l'entourait devinrent instable et explosèrent. Une fois les dernières flammeroles dissipées, ils virent Dante à genoux qui parlait en gargouillant du sang:


« Impossible... le feu est... fort... il purifie... le venin... régénère... les... blessures... Il... »


Puis, elle s'effondra, et mourut. Il sentit le pouvoir de Sargéron se dissiper d'elle, et avec lui le feu qui commençait à gangréner le dieu sylvestre. Thélias se rapprocha de l'imploratrice déchue et prit une sacoche qu'il avait autour de la taille. De plusieurs coups de dagues, il lui sépara la tête des épaules et la rangea dans la sacoche. Bien, elle était bel et bien morte, venait le temps des récompenses.


« Bien, la mission étant accomplie, et dans les grandes largeurs, il est temps que tu me donne ma récompense. »


« Chose promit... Dante a « emprunté » un livre dans les réserves secrètes de la bibliothèque de Lindblum, c'est d'ailleurs dedans qu'elle a trouvé comment invoquer Sargéron. Il est soit sur elle, soit dans sa tente. »


Le dieu sylvestre, sa vengeance accomplit, ne sembla pas s'intéresser outre mesure aux deux survivants et retourna dans la forêt en émettant un bruit étrange, plutôt mélancolique, mais plein... d'espoir? Répugnant, l'espoir était la dernière arme des faibles. La terre reverdit, et refleurit, et de jeunes arbres prirent vie sur les corps des cultistes, celui de Dante inclut. Sargéron devait fulminer d'avoir perdu sa prêtresse.


« Bien, ne bouge pas, je regarde. »


Il se dirigea vers le corps de Dante tout en gardant un œil sur l'assassin. Il fouilla son corps et y trouva dans une pochette accrochée à sa ceinture un grimoire ancien écrit en ancien eldar, une très antique langue elfe qu'il avait apprit à lire et à parler étant jeune. « Codex de l'apocalypse » était son nom. Il vérifia que le livre n'était pas vierge, et fut intéressé de constater que l'ouvrage lui-même était enchanté, mais il aurait le temps de l'étudier plus tard. Bien, Thélias avait tenu sa part du marché, il n'avait pas de raisons particulières de l'écorcher.


« Tu as tenu parole, et moi aussi, nous nous séparons ici je suppose. Par ou se trouve Zexxion? »


L'assassin attacha la sacoche contenant la tête de Dante à sa monture et l'enfourcha.


« En effet. Pour aller à Zexxion du va au nord, nous devons être à... une demi-journée de marche de la ville. Malgré le fait que tu sois complètement malade, ce fut une mission extrêmement intéressante, quoique très étrange. Bref, merci de m'avoir sauvé la vie. Je dois partir maintenant, c'est l'anniversaire de ma mère dans trois jours. Bonne route! »


Lui? Complètement malade? C'était eux les malades! Il était tout ce qu'il y avait de plus normal! Il n'eut pas le loisir d'exprimer son point de vue, car l'assassin était déjà partit à pleine vitesse vers le sud, pour remontrer ce qu'il restait du sillon de cendre, ou rejoindre la route principale, rien qui ne l'intéresse, en somme. Il grimpa donc sur Croc, s'assura d'avoir toutes ses affaires, et, une fois ceci fait, le lança plein nord à travers la forêt. Il n'avait surement pas grand chose à craindre, vu la victoire coûteuse qu'avaient eut les troupes sylvestres, ils ne seraient plus dérangeants avant un bon moment.


Aaah, quelle plaisante mission il avait eu la. Trop peu d'agonie à son goût, mais tout de même intéressante, et extrêmement distrayante.
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"La mort est une fin ou un commencement, tout dépend du sens dans laquelle on la regarde."
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 04:35 (2018)    Sujet du message: Dante Ifrice: une purge en profondeur.

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