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Will

 
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Ryuffine
Chevalier au Pancréas

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Personnage(s): Isley, Keziah, Will, Lulu, Noah.
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MessagePosté le: Jeu 27 Sep - 23:03 (2012)    Sujet du message: Will Répondre en citant

Nom : /

Prénom : William

Race : Humain

Âge : 26 ans

Profession : Chirurgien

Classe : Mage blanc

Lieu de naissance : Harmonia – Royaume de Lulyde

Lieu de résidence : Zexxion – Royaume de Lulyde

Divinité adorée : /

Affinité : Amant d’Amaëlle Baalath.

Alignement : Bon

Histoire : Will est un orphelin abandonné à la naissance, déposé devant les portes de l’orphelinat Astraë avec une simple lettre, non signée, stipulant : « William. Si tu lis ces mots un jour… je suis désolée de t’avoir donné naissance puis abandonné. Puisses-tu trouver le bonheur… malgré tout. Adieu. » Cette mystérieuse missive est tout ce qu’il possède comme héritage parental, et il s’attacha très tôt à l’objet, l’enfant qu’il était lisant entre les lignes que sa mère avait été obligée de le laisser contre son gré et reviendrait bientôt le chercher.

La vie à Astraë était peu reluisante – assez pauvre –, mais il eut cependant la chance d’y apprendre à lire et à écrire. Il avait des amis, notamment Emma et Kiba, deux jumeaux bâtards d’une servante décédée et d’un Dunbar ; il était aussi très proche d’Adriel, jeune orphelin de dix ans son aîné qui le traitait comme un petit frère. Will admirait énormément Adriel, admiration qui redoubla quand Huxley Baalath, le directeur de Hobbs, la prestigieuse école de magie zexxoise, le repéra et le prit sous son aile pour en faire son héritier – en effet, Adriel était très doué en magie et très studieux. Will appréciait beaucoup Huxley ainsi qu’Alycia, une Mère de l’orphelinat qui choyait Adriel.

En revanche, il détestait Agrippa, dite « la Dragonne » : une Mère qui puisait son plaisir dans la souffrance qu’elle infligeait aux orphelins dont elle était censée s’occuper ; Will comme tant d’autres en fit les frais, la femme lui donnait des sueurs froides et de l’angoisse au ventre dés qu’elle arrivait, avec sa voix doucereuse qui ne manquait jamais du mot juste pour vous rabaisser.

Quand il avait cinq ans, une nouvelle venue d’un an son aînée arriva à l’orphelinat, Célise Eniraya ; ses tresses acajou, son regard insolent et son franc-parler l’attirèrent immédiatement. Son père Jiyuu, un pirate des mers, avait été tué peu auparavant, et sa mère Megara était donc retournée dans sa famille harmonienne pour se faire aider en cette période sombre, mais on lui avait claqué la porte au nez pour avoir fricoté avec les pirates, aussi s’était-elle retrouvé forcée à voler pour assurer sa pitance – ce qui lui avait valu d’être arrêtée, et sa fille placée à Astraë.

Lorsque, la même année, Mère Alycia décéda de vieillesse, il la pleura avec Adriel. Peu de temps après, Huxley adopta officiellement Adriel, qui vint alors vivre dans son beau manoir ; le petit garçon vécut cela comme un abandon, mais son ami lui promit de conserver le contact ; puis, l’enfant était persuadé que sa mère à lui ne tarderait plus à venir. Ses belles résolutions ne parvinrent à le rassurer en profondeur car il se mit à faire des terreurs nocturnes ; Agrippa n’eut pas de scrupule à qualifier cela de tapage nocturne et à le faire dormir dans une minuscule salle de bain délabrée à l’étage, là où son trouble du sommeil ne dérangerait personne. Pour l’enfant, les nuits devient sources d’angoisse.

Célise et lui passaient de plus en plus de temps hors de l’orphelinat : non dépourvus de dons intéressants en magie blanche, ils se passionnaient pour la médecine et assistaient en catimini à des cours de la faculté de médecine – cachés sous les sièges libres ou derrière les portes… Adriel les invitait aussi régulièrement au manoir Baalath, à Zexxion, mais Will était mitigé à propos de cela : il aimait Adriel et Huxley mais approcher cette famille dont il ne faisait pas partie lui faisait mal.

Famille, oui : car Adriel, devenu professeur de magie à l’école Hobbs, avait épousé Lystra Shamanah – une lady très belle dont Adriel était fou mais qui inspirait à Will une défiance instinctive –, et une enfant était vite venue compléter cette union, la petite Amaëlle : portrait de sa mère, joyaux de son père, Will la haït dés le premier jour où il la vit dans son berceau, brûlant de jalousie envers celle qui était née avec une cuillère en argent dans la bouche dans un foyer aimant – le foyer d’Adriel ! Le garçon, donc, était de base très désagréable envers l’héritière Baalath.

Huxley, qui savait par Adriel quels mauvais traitements les paroles venimeuses d’Agrippa pouvaient infliger aux orphelins d’Astraë, l’avait menacée d’user de son pouvoir pour la renvoyer si elle continuait ainsi – aussi, durant un temps, dut-elle se réfréner sur les châtiments et les mots durs ; Will, cela dit, honteux, n’osait pas parler aux Baalath de ses histoires de terreurs nocturnes et de nuits solitaires, aussi cela continuait-il à se dérouler.

Mais, alors que Will avait une dizaine d’années, une altercation éclata malgré tout entre la Dragonne et l’orphelin ; la femme envoya au feu l’ouvrage de chirurgie que le garçon était en train de potasser, lui rappelant qu’il n’avait aucun avenir comme tous les bouseux de l’établissement ; piqué au vif, Will se hâta de hausser le ton et devint insultant, et Agrippa se mit alors en tête de lui prouver qu’il était bel et bien seul dans sa galère : elle le menaça d’un couteau sous la gorge, le tétanisant de frayeur, lui prouvant ainsi qu’elle pourrait le tuer sans que personne, ni Adriel ni ses parents, ne vienne le secourir.

N’ayant jamais eu l’intention de le blesser, elle reposa l’arme, et la colère ne tarda finalement pas à reprendre le pas sur la peur dans le cœur de Will : véritablement enragé, il s’attaqua à elle, mordant, griffant, hurlant, et elle le traîna jusqu’à la salle d’eau qui lui servait de chambre solitaire et l’enferma dedans. L’orphelin passa là l’une des pires nuits de sa vie, fou d’angoisse, achevant de se créer une véritable phobie des lieux clos et sombres. L’incident le rendit un peu plus aigri, plus méfiant, renfermé.

Un autre orphelin, d’un an le cadet de Will, ne tarda pas à rejoindre son cercle : Caleb, que sa mère Tessa, prostituée, déposa à Astraë. C’est par là que Will et Célise apprirent le passé d’Agrippa : née Agatha, elle avait été vendue par son père abusif, alors qu’elle avait treize ans, dans le même bordel que Tessa. Cela permettait certes d’y voir plus clair dans le jeu d’Agrippa – une ancienne victime qui perpétuait le cycle de la violence –, mais cela ne l’excusait pas pour autant… La révélation troubla profondément Will, même s’il finit par s’en servir pour se défendre contre Agrippa.

Caleb était un garçon fragile, docile, un peu déficient : les impertinents Will et Célise le prirent peu à peu sous leur aile, il fut invité lui aussi chez les Baalath, où il se lia avec la fille d’Adriel. Cette dernière, Will demeurait brusque et froid avec elle, ce qui étrangement n’empêchait pas la petite musicienne de bien l’aimer. Il finit cependant par changer d’avis sur elle et leur relation, à l’enterrement d’ Huxley. La mort du vieux directeur débonnaire les ébranla tous les deux – du haut de leur six et douze ans. Et c’est en fustigeant les nobles qui regardaient de travers Amaëlle sanglotant lors de la mise en terre, en la défendant, qu’il réalisa qu’au lieu d’être jaloux de cette enfant qui possédait tout ce qui lui avait été refusé, il devait la protéger, la préserver : elle était la preuve qu’une vie heureuse existait, la preuve que parfois la vie en valait la peine. Depuis ce jour, il devint très protecteur envers la fille d’Adriel, à laquelle il s’attacha profondément.

Le deuil suivant fut pour Célise : une lettre de prison, annonçant que sa mère y était morte, oubliée de tous… Elle n’avait donc plus personne. Ce fut le déclic qui, quelques jours plus tard, la poussa à proposer à ses amis de l’orphelinat de partir de cet endroit délétère où régnait Agrippa, où l’avenir était bouché. Will tout d’abord hésita : partir était effrayant, puis cela signifiait dire au revoir aux Baalath… et accepter de faire le deuil de ses parents qui finalement ne viendraient jamais le chercher. Finalement, il accepta, et Caleb suivit. Ils passèrent à Zexxion faire leurs adieux à Amaëlle et lui confier une lettre à remettre à Adriel, puis quittèrent le royaume de Lulyde : leur destination était Lorelia – la capitale –, en raison de la présence de l’une des plus grandes facultés de médecine.

Cela dit, leur voyage prit une tournure inattendue lors d’une escale dans le village d’Ekir, où le trio se retrouva, à moitié malgré lui, embarqué par Delwyn et Silfred, deux hors-la-loi appartenant à la ghilde d’Ethan, basée à Dissydia. Là-bas, Caleb, Célise et Will rencontrèrent donc Ethan, qui les accepta. Les orphelins trouvèrent alors une communauté dans le Refuge d’Ethan – grand squat où ils firent de bonnes et de mauvaises rencontres… Evidemment Ethan exigeait d’eux qu’ils rapportent des choses à la ghilde, aussi Célise et Will apprirent-ils à menacer, voler, cambrioler, dépouiller, à fabriquer et vendre de la drogue, bref à vivre de larcins décomplexés, eux qui dés leur naissance avait été blousés par la vie. Le tout était aussi rythmé par les affrontements avec la ghilde de Main-Folle, rival d’Ethan sur le territoire dissydien.

Will se convainquait que c’était temporaire, que ses rêves n’étaient pas oubliés, d’ailleurs il continuait ses cours de médecine clandestins, ayant réalisé que sa passion allait précisément à l’art de la chirurgie – il avait de quoi s’entraîner, avec les blessés de la ghilde… Et puis, il y avait Célise, dont il était amoureux depuis l’enfance et qui lui rendait bien ses sentiments ; la tension amoureuse devenait de plus en plus notable entre eux, et ils finirent par y céder alors qu’ils avaient quatorze et quinze ans – désinhibés par la prise de cristaux bleus, une drogue provoquant une vive euphorie. Même si jamais ils n’échangèrent clairement de déclarations d’amour, ils entamèrent une relation, conscient de leur lien et de leurs sentiments réciproques extrêmement forts.

C’était un drôle de quotidien qu’ils vivaient là, la violence subie et donnée se banalisant de plus en plus ; cela fit donc un drôle d’effet à Will de revoir Amaëlle, la veille de ses huit ans… La petite était là à cause d’Adriel qui avait des affaires à Dissydia ; Lystra était censée rester avec elle, mais la voilà pourtant livrée à elle-même… Loin d’être la gamine vive et enjouée d’avant, elle était clairement en souffrance : en effet, elle avoua être battue par sa mère, qu’elle avait surprise en plein adultère… Ecœuré par la nouvelle, Will lui fit promettre d’en parler à Adriel : le fait que même Amaëlle soit devenue une victime et qu’Adriel soit trahi le dégoûta profondément, lui que la haine et le sentiment d’injustice rongeaient déjà de plus en plus. Ils se quittèrent sur des paroles d’espoir pour faire bonne figure, et le délinquant fit promettre à la fillette de cacher à son père cette rencontre impromptue.

Cette existence fut finalement chamboulée par un drame. De grosses querelles de territoire poussèrent Ethan a mener encore une fois sa ghilde à se frotter méchamment à celle de Main-Folle, néanmoins pour une fois la victoire fut relativement aisée… et pour cause : en retournant au Refuge d’Ethan, ils réalisèrent avoir été blousés : Main-Folle avait détaché de ses gens pour massacrer le squat d’Ethan, évidemment très peu gardé en cette journée de règlements de comptes, c’était surtout celles et ceux inaptes à manier poignard et poings qui étaient restés là… donc Caleb. La vue une fois parvenus dans ce que Will en était venu à considérer comme son foyer fut pire que tout ce qu’il avait vécu : tout était saccagé, déchiré, éventré, renversé ; et, sommet de l’horreur, les corps des deux filles et du garçon – Caleb – demeurés soi-disant à l’abri, se balançaient, nus, lacérés, les yeux grands ouverts, pendus au bout d’une corde. Sur les murs, une inscription sans équivoque : « La ville est à moi. »

Le choc donna à Will l’impression d’une très violente crise de claustrophobie : l’angoisse, la panique, l’étouffement, le souffle déréglé, pétrifié… Bouleversé, il se rappelle à peine être sorti pour vomir puis fuir à toute allure – courant comme jamais. Caleb était le protégé de Célise et Will, comment avaient-ils pu le laisser mourir ainsi ? Le deuil, l’échec, cette injustice qui n’en finissait pas, tout s’emmêlait dans sa tête, haine du monde et haine de lui.

Les trois victimes furent enterrées et Ethan chercha un moyen d’en finir pour de bon avec Main-Folle – le ruiner pour de bon, puis le tuer, seule manière de laver son affront : en attendant le grand jour, il interdisait à ses recrues de s’approcher de la ghilde ennemie. Will et Célise, néanmoins, perdaient pied ; Will imaginait voir son ami pendu partout, il se plongeait dans des bains de violence, le couple battait de l’aile : ils étaient si mal tous les deux qu’ils passaient plus de temps à se déchirer qu’à se soutenir.

Ils prirent finalement la décision d’aller seuls tuer Main-Folle pour venger Caleb – évidemment, à deux ils n’étaient pas capables d’une telle chose et l’entreprise rata pitoyablement ; ils fuirent de justesse, chacun de leur côté, et se retrouvèrent tacitement, enragés et blessés, sur la tombe de Caleb ; pour l’une des premières fois depuis le drame, ils couchèrent ensemble, ici, avant d’être retrouvés par Delwyn qui leur confia qu’Ethan était au courant de leur escapade foireuse et qu’il était très remonté contre eux. Il leur conseilla de fuir : ils avaient désobéi à leur ghilde à eux et s’étaient attiré les foudres de la ghilde ennemie, bref la ville devenait vraiment dangereuse pour eux…

Ils fuirent donc et se retrouvèrent à Eholla. Affamés, sans ressource, en pleine décompensation, ils cherchèrent un soir à dépouiller dans une ruelle Ahès, un nobliau qui résista plus rudement que prévu… amenant le couple de jeunes perdus à le tuer, plus ou moins accidentellement. L’acte ne passa pas inaperçu et ils furent embarqué par des miliciens et jeté en prison.

Là, Will plongea dans une profonde dépression, réalisant avoir pour de bon touché le fond – ce qui lui paraissait tout à fait cohérent comme fin de vie, lui qui avait fini par croire Agrippa qui appelait les orphelins d’Astraë les « avortements ratés ». Il n’eut cependant guère le temps de croupir en cellule : Célise et lui furent mystérieusement évadés par un étrange inconnu…

L’homme les mena dans une discrète chambre d’auberge, où il soigna leurs blessures et les laissa un peu se reposer. Trystan de son prénom, il avait une allure de guerrier et demeurait peu prolixe sur son identité précise : Will en vint à se dire que le plus probable était que cet homme était son père, venu le secourir alors que la situation était désespérée… Trystan, dans une sorte de neutralité bienveillante, ne démentait ni ne confirmait. Quelques jours plus tard, il les fit embarquer dans un bateau pour Lorelia ; là-bas, il leur dégota un appartement et un petit travail alimentaire, et leur paya des études à l’université de médecine. Leur bienfaiteur les quitta ensuite, sans jamais expliciter qui il était ou ce qu’il voulait bien qu’il était clair qu’il avait un lien avec Will. Ce dernier ne doutait plus avoir rencontré son père, et l’idée qu’au-delà de tout il comptait pour lui encore lui redonna les bases sur lesquelles se reconstruire : Trystan fut véritablement salvateur pour lui, tant matériellement que psychologiquement.

Célise et lui réapprirent doucement à vivre, loin de la folie passée : ils survécurent en s’abimant dans les études, et chaque fois que l’un sombrait, l’autre le repêchait ; c’était maladroit, c’était bancal, mais ils parvinrent à ne jamais s’écrouler totalement et à se reconstruire – différents des personnes qu’ils avaient été avant tout ça. Ils vécurent de manière très centrée sur eux-mêmes et la médecine, cette bulle leur étant nécessaire.

Ils furent de brillants étudiants et, à la fin du cursus, firent le point sur leur relation : d’amants, ils étaient devenus béquilles l’un pour l’autre ; ils avaient vécu ensemble trop de choses horribles pour que leur relation amoureuse y survive réellement, rester côte à côte ne ferait qu’aviver des souvenirs qu’ils désiraient enterrer, les empêcher d’aller pour de bon de l’avant. C’est donc d’un commun accord qu’ils rompirent, décidant d’aller chacun faire sa vie de son côté. La séparation fut vécue comme un deuil nécessaire.

Agée de vingt et un ans et diplômé, Will prit la décision de s’installer à Zexxion et de renouer avec les Baalath ; il parvint à se faire engager comme interne au grand hôpital de la ville par Elias Nodel, et ne tarda pas à se sentir relativement prêt à se montrer à Adriel et Amaëlle – dont il savait que la vie avait changé : Adriel avait divorcé de Lystra et s’était remarié à Myra Laban, et Amaëlle avait un frère adoptif, Isley. Finalement, il profita d’un jour où Amaëlle était venue sans son frère jouer devant les enfants hospitalisés pour aller l’aborder…

Il fut reçu plutôt vertement car la jeune fille le rejeta, ce qui le blessa et l’amena à se demander s’il avait vraiment bien fait de revenir. Mais le soir même, Amaëlle, à qui Elias avait donné l’adresse de Will, vint sonner chez ce dernier et lui présenta ses excuses ; ils purent parler plus calmement, commencer à recoller les morceaux, et c’est ainsi qu’il apprit dans quelles conditions dramatiques s’étaient résolus les problèmes causés par Lystra : ayant compris que sa fille allait révéler la vérité à Adriel, Lystra en était violemment venue aux mains et avait projeté l’enfant contre un miroir, dont les éclats l’avaient blessée. Elle qui étudiait assidument le violon avait du dire adieux à ce rêve de carrière : l’accident l’avait laissée handicapée, elle ne pouvait à présent plus lever le bras droit plus haut que l’épaule.

Heureusement, après ce drame survenu pour les huit ans d’Amaëlle, Lystra n’avait plus jamais approché les Baalath. Les Baalath, dont Will réapprit, lui, bien vite à partager la vie : Adriel l’accueillit à bras ouverts, Myra devint une amie, il se lia à Isley, et puis il se rapprocha particulièrement d’Amaëlle ; même son meilleur ami, Ed Solenn, était proche des Baalath. Tout d’abord engagé par Elias en tant qu’interne, il parvint à devenir chirurgien, véritable réalisation personnelle. Côté sentimental, il lui arrivait d’entretenir des amitiés sexuelles, mais il n’avait pas l’envie de se caser.

Vers ses vingt-trois ans, il profita de vacances pour chercher la clef de ses origines. Il passa à l’orphelinat – ce qui remua de sales souvenirs –, mais personne ne put le renseigner sur la personne qui l’avait déposé ; il se rendit donc à Lulyde, sur les traces d’un soldat à la natte noire du nom de Trystan – tout ce qu’il savait de l’homme qui pouvait être son père et l’avait sauvé de la dérive quelques années plus tôt. (Il avait noté chez lui l’accent lulois.) Ses recherches ne donnèrent rien et il rentra déprimé à Zexxion.

Le retour à la maison n’eut pas vraiment de quoi lui remonter le moral : Amaëlle était de plus en plus insaisissable, elle était de plus en plus lunatique, évitante ; elle lui manquait tant que le chirurgien se mit à se poser des questions sur la nature de ses sentiments pour elle : certes il avait déjà réalisé la trouver attirante, et ils étaient très proches, mais… n’y avait-il pas autre chose ?

Il trouva la réponse à cette épineuse question quelques semaines plus tard… lorsqu’Allan, un ami d’Amaëlle, la ramena en panique à l’hôpital : elle avait reçu un coup de couteau près de l’œil, avait perdu beaucoup de sang… Bref, sa vie était en jeu ! C’est alors qu’il craignait de la perdre que l’évidence le frappa : oui, il était amoureux d’Amaëlle…

Mais l’heure n’était pas encore à la romance : Amaëlle fut sauvée, mais ses analyses révélèrent qu’elle était consommatrice de drogues dures... Commença alors la rééducation – l’accident l’avait laissée borgne – et surtout la désintoxication. Conscient de ses sentiments pour elle, le chirurgien fit partie des proches très présents pour elle à cette époque, l’aidant à remonter la pente. Et, un jour qu’il prenait soin d’elle, au début de sa cure… il la consola et ils finirent par coucher ensemble. Cela perturba Will – qui n’était pas certain du tout des sentiments d’Amaëlle, après tout elle aurait très bien pu céder à son attirance non par amour ou par réel désir, mais juste pour se consoler, ou quelque chose du genre ?

La chose ne fut plus mentionnée, du moins jusqu’au total rétablissement de la jeune femme. Elle annonça qu’elle partait avec Isley sur les routes en tant que ménestrelle, et Will était à la fois heureux qu’elle ait des projets d’avenir mais aussi perdu dans leur relation. Cela dit, la musicienne désirait elle aussi mettre les choses au clair avant son départ, et il eut la joie de comprendre que son amour était réciproque. Amaëlle n’était cependant pas prête à s’engager dans une relation officielle, aussi fut-il décidé qu’ils seraient une sorte de « couple officieux » : fidèle l’un à l’autre, mais ne s’affichant que dans l’intimité.

La vie repartit donc sur de nouvelles bases, Will heureux d’avoir trouvé une certaine stabilité après tous les déboires passés : il était amoureux, avait un travail qu’il le passionnait, un entourage proche… son plus grand regret demeurant de ne toujours pas connaitre ses origines.

Description physique : Will mesure un 1m83 ; il est élancé, mince, un peu musclé, plutôt athlétique mais d'attitude souvent assez flegmatique. Son arcade sourcilière gauche est marquée d’une cicatrice, qui la barre à la verticale et remonte un petit peu sur le front. Ses cheveux lisses et noirs sont longs jusqu’à mi-dos, il a l’habitude de les nouer en un catogan lâche. Ses yeux sont bleu-vert et cerclés de fines lunettes, qu’il porte pour corriger sa myopie. Il lui arrive d’arborer une barbe de trois jours. Il a deux cicatrices plus discrètes, l’une à l’aine droite et l’autre à la cheville droite. Il aime se vêtir avec simplicité, et porte à l'annulaire droit un anneau d’argent qu’il tient d’Amaëlle.

Caractère : Dans la vie de tous les jours, Will apparait comme un homme un peu flegmatique, d’humeur égale, plutôt sympathique et amical, impression accentuée par le fait qu’il ressent souvent le besoin d’aider les autres, que voir la souffrance lui donne envie de la guérir. Il ne manque ni d’humour, ni de disponibilité, ni de sang-froid, il est une personne fiable et solide sur qui on peut compter. Il a un sens aigu de la justice, qui va de pair avec un certain courage. Il possède aussi une grande capacité d’empathie.

Tout ceci masque des défauts qui se révèlent pourtant quand on le connait mieux : il a énormément de mal à agir avec spontanéité, parfois un véritable blocage chez lui ; et lui qui se montre altruiste a pour sa part énormément de réticence à se dévoiler, ce qui peut être vu comme une forme d’hypocrisie : il est très secret, protecteur envers lui-même. Il parait très ouvert alors qu’en vérité il est extrêmement fermé. Il fait facilement preuve d’autodérision mais à côté de ça il a parfois trop de fierté et met un point d’honneur à se sortir seul de ses coups durs. Quand il s’énerve ou est triste, il a tendance à être aigri, voire très blessant dans ses paroles.

Il arrive la plupart du temps à penser au présent, à conserver une certaine stabilité, mais sa fragilité est sa tendance à la dépression. Avoir été abandonné à la naissance lui laisse une faille dans son estime de soi et sa confiance en la vie et aux autres, et ne pas connaître ses origines lui donne un sentiment d’incomplétude.

Signes particuliers :
— Claustrophobe
— Assez gros fumeur – et consommateur régulier d’alcool et de chin’seï

Créature : Il vit avec Othello, un gros matou noir.
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Je suis la vengeance. Je suis la nuit. Je suis... Verseau.


Dernière édition par Ryuffine le Jeu 27 Sep - 23:19 (2012); édité 1 fois
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MessagePosté le: Jeu 27 Sep - 23:03 (2012)    Sujet du message: Publicité

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Sara-kun
Crevette tyrannique

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MessagePosté le: Jeu 27 Sep - 23:17 (2012)    Sujet du message: Will Répondre en citant

Willouneeeeeet ! <3
Je le valide, of course ! Amy serait triste, sans lui :p
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